Deux ans après sa fermeture, un groupe d’employés du centre de tri de Rivière-Rouge tente toujours, avec l’appui actif des élus municipaux de plusieurs villes de la MRC Antoine-Labelle, et principalement ceux de Rivière-Rouge, Lac Saguay et la Macaza, de faire renaître le phénix de ses cendres. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne sont pas des lâcheux!
Depuis même avant la fermeture, ceux qui refusent de se faire appeler les “ex”-employés du centre de tri ont assisté aux réunions mensuelles de la régie intermunicipale de récupération des hautes-Laurentides (RIRHL) jusqu’à ce qu’on y mette abruptement un terme en février dernier. La dernière réunion publique de l’organisme a tourné au vaudeville quand le président Desjardins a fait expulser par la police un journaliste qui avait osé contrevenir au règlement voté en 2007 interdisant de filmer, enregistrer, photographier les séances de la RIRHL.
Et ce n’est pas la seule chose qu’ils ont faite pour récupérer leurs emplois:
- Ils se sont promené dans toute la région pour faire circuler une pétition qui a finalement recueilli près de 15,000 noms, beaucoup grâce à leurs efforts, est-il besoin de souligner.
- Ils ont non seulement fait la tournée des commerces de la MRC, mais aussi la tournée des conseils municipaux pour faire entendre leur voix. Ils ont frappé des murs, il est vrai, comme à Lac Nominingue où le représentant de la municipalité, m. Haley s’est montré constant dans le refus de considérer que la relance du centre de tri où travaillaient plusieurs de ses concitoyens était facilement réalisable, si on acceptait de mettre l’épaule à la roue pour régler les problèmes de gestion criants dûs à une administration rien de moins que tarée. Après avoir rationalisé les opérations, il aurait été rentable de mettre le centre de tri aux normes actuelles, ce qui aurait permis de garder chez nous une ressource que désormais on exporte vers Lachute et Terrebonne.
- Ils ont organisé un “pélerinage” à Québec pour présenter la pétition à l’Assemblée Nationale où ils ont pu rencontrer par l’entremise du député Sylvain Pagé et l’intervention discrète de la mairesse Déborah Bélanger, la ministre des affaires Municipales, mme Nathalie Normandeau.
- Ils ont monté des kiosques d’information lors des ventes de trottoirs, et ce, jusqu’à Mont-Laurier
- Ils ont sollicité et obtenu de nombreux appuis, dont celui, fort généreux, de la CSN qui a investi temps et argent pour les aider à tenir le coup, car les dépenses étaient nombreuses et les revenus, inexistants.
- Ils ont formé une coopérative de solidarité, ORVERT, et se sont débattus comme des diables dans l’eau bénite pour recréer des emplois dans le domaine de la rècupération, les yeux toujours rivés sur leur objectif ultime qui est la réouverture du centre de tri. Alliée à la Régie intermunicipale des déchets de la Rouge (RIDR), la RIRHL a tout fait pour leur mettre des bâtons dans les roues – comme organiser un grand ménage du centre de tri à la veille d’une visite des gens d’ORVERT intéressés à louer le bâtiment opération douteuse où on s’est permis de jeter non seulement pour plus de dix mille dollars d’équipement, mais aussi les plans de l’édifice si utiles pour tout remettre en ordre de marche en vue d’un nouveau départ!… et nous n’avons encore rien dit de l’offre d’achat tardive de la RIDR pour les terrains et bâtiment du centre de tri afin de contrer l’offre déjà acceptée (ce que les régies contestent) des villes de Rivière-Rouge, Lac Saguay et la Macaza, offre qui a eu pour effet de tout bloquer…
Pour vous renseigner plus avant sur les malheurs de notre Centre de tri, vous pouvez aller faire un saut sur les blogues consacrés au sujet, et qui sont:
Les artciles de ces blogues datent un peu, certes, mais ils permettent quand même de saisir l’intensité du combat livré pour empêcher que sombrent corps et bien jusqu’aux espoirs de redémarrage du centre de tri alors fraîchement fermé.
[Des groupes de pression ont accompagné les Sylvie, Pierre, Normand, André, Rachel, Carole, Évelyne, etc., tout au long du parcours. Fidèle au poste, le groupe O.N. Récup' (pour organisme nordique de récupération) continuers de les épauler jusqu'à ce que réouverture s'ensuive
Ce jour-là, toute la région sera en liesse car nos grands Bougonneurs n’auront pu empêcher que la Vallée de la Rouge pâtisse de leur grande vente de “fermeture définitive” et, ce faisant, de la création pure et simple de plus de quarante chômeurs!…
Pour détruire, on n’a pas son pareil, mais pour construire?… Attendons voir. Peut-être les années – sinon les mois – qui viennent nous apporteront d’agréables surprises.