En résumé, depuis qu’a été acceptée la demande d’agrandissement du lieu d’enfouissement de Rivière-Rouge qui sert essentiellement à recevoir les déchets des municipalités de la MRC voisine, voici le bilan de nos pertes sèches :
1) Au lieu d’améliorer notre centre de tri tel qu’on s’y engageait, on l’a fermé.
- Perte sèche : entre 40 et 50 emplois – près d’un million de dollars. Sur trente ans, cela représente en argent constant et en calculant les intérêts au minimum quelque 130 millions de dollars. Sans compter que les nouvelles municipalités voulant adhérer à la régie de l’enfouissement (RIDR) devaient faire partie de la régie de la récupération (RIRHL), et donc recycler chez nous. Certaines hésitaient à faire le saut pour ne pas nous confier leur récupération. Aujourd’hui qu’on a abandonné cette exigence, on se bouscule au portillon
2) On perd les réunions de la régie de la récupération (RIRHL).
- Perte sèche : Onze réunions mensuelles de moins où le public peut s’exprimer. Notre influence sur le recyclage qui se fait maintenant à Lachute et à Terrebonne est désormais négligeable. Les coûts sociaux et environnementaux de ces choix risquent de s’avérer fort onéreux pour tous.
3) On perd les réunions de la RIDR qui se déroulaient chez nous.
- C’est pourtant à Rivière-Rouge que se fait l’enfouissement. Il était normal que les réunions aient lieu chez nous. Nous voyons (sentons aussi) ce qui se passe sur le terrain. Ce n’est pas tout le monde qui voudra ou pourra à l’avenir se taper 60 km pour aller poser ses questions à la régie. On a pris comme prétexte que la Conception était plus accessible à tous. Cela reste à démontrer. Mais bizarre quand même que cette préoccupation ne se reflète pas sur le choix de l’emplacement où se fait l’enfouissement.
4) On veut nous faire perdre les terrains du centre de tri
- Sous des prétextes totalement farfelus, voilà maintenant qu’on veut nous enlever la propriété du terrain et des bâtiments du centre de tri. Tout cela pour augmenter le poids de notre servitude en transformant la vocation des lieux (recyclage) pour les consacrer désormais à l’enfouissement.
5) Les principes d’équité régionale mis à mal
- Le rapport du Bape consacré à l’agrandissement du lieu d’enfouissement de Rivière-Rouge constatait que les dégâts environnementaux allaient se faire chez nous et suggérait donc qu’on compense la région pour les graves inconvénients subis. La MRC des Laurentides a balayé cette suggestion du revers de la main. On vous noie sous nos montagnes de déchets, on vous empêche de développer intelligemment votre vocation récréotouristique (plusieurs lacs sont empestés par les émanations des déchets), on magane votre nature et tant pis pour vous.
6) De près de 24 réunions annuelle à 6
- Si on additionne le nombre de réunions auxquelles le public était convié, on passe de 22 réunions potentielles (11 pour la RIDR, 11 pour la RIRHL) à six… et envoyées au loin, en plus, sur le territoire de la MRC voisine, là où on ne veut surtout pas se salir les mains avec le contenu de ses bacs noirs.
7) On magasine des MRC lointaines pour venir enfouir chez nous
- Sans que nous ayons été consultés, la MRC des pays d’En-Haut a été approchée par le préfet de la MRC des Laurentides pour devenir partenaire d’une éventuelle usine à déchets qui créerait un trafic insensé sur la 117 douze mois par année. De plus, on a essayé de recruter la région de la Lièvre (Mont-Laurier et Cie) pour qu’ils viennent enfouir eux aussi chez nous
La RIDR fait de la récupération pour son propre compte
- Non seulement les Laurentides laissaient-elles fonctionner un centre de transbordement illégal situé sur son territoire, jouant ainsi dans les platebandes de la RIRHL, mais aussi profitait-elle directement de l’argent généré par le commerce des recyclables fait par la régie des déchets, dont ce n’était pas la vocation. Cela contribuait à augmenter le déficit du centre de tri, d’autant que celui-ci devait payer à la RIDR les voyages de vidanges qu’elle devait lui envoyer, car le tri, faute de publicité, était souvent mal fait. Comment s’étonner ensuite du bilan positif de la régie des déchets et de celui négatif de la RIRHL???
9) La RIDR et la RIRHL forcent nos maires à payer une partie des frais d’avocat encourus pour la cause qui les oppose.
- Non seulement les trois municipalités qui ont à toutes fins utiles acheté le centre de tri doivent-elles payer leurs propres frais juridiques pour contester la soi-disant deuxième vente des actifs de la RIRHL, mais on les force à payer également une partie des frais encourus par les régies qui veulent s’approprier lesdits biens. Quand nous avons posé la question au président (mais pas l’homme fort) de la RIDR, Pierre Poirier, il nous a dit que cela relevait de la régie interne et que nous n’avions pas à nous en mêler. Ah bon… mais de quoi avons-nous vraiment le droit de nous mêler, à part de nos petites affaires chacun dans notre coin ? Certainement pas de leur élection car c’est par cooptation qu’ils s’entre-élisent à qui mieux mieux, nos bons amis !
… Non mais, strictement entre nous… comme si nous étions réunis en caucus… dites-nous que faire pour éviter que notre région ne soit éternellement balayée par le vent fou soufflé par nos étranges alliés venus du sud ? En d’autres mots, comment contrer la folie dévastatrice du tandem de la MRC des Laurentides Provost-Poirier derrière lesquels se cachent de puissants joueurs qu’aucun luminol ne peut faire apparaître dans le décor? (À suivre…)
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