La mairesse de Rivière-Rouge, madame Déborah Bélanger, aurait fait parvenir dans les délais prescrits une lettre à qui de droit dans laquelle serait signifiée l’intention de Rivière-Rouge de se retirer de la Régie Intermunicipale des déchets (RIDR). Il s’agit d’une mesure drastique, donc de dernir recours pour madame Bélanger reconnue pour son sens de la mesure.
Les terrains qu’occupe le centre d’enfouissment sont situés à Rivière-Rouge. C’est elle seule qui en assumait, en assume et en assumera pour au moins un siècle la plus grande partie de la facture environnementale. Ce n’est qu’après avoir épuisé tous les arguments logiques pour en arriver à une entente sur l’atteinte d’un juste équilibre où il n’y aurait pas de grand perdant, qu’elle a décidé d’agir. Ses partenaires ont fait la sourde oreille quand elle leur a demandé de pallier aux inconvénients subis par sa ville en lui procurant certains avantages extrêmement faciles à identifier: par exemple, le retour sur ses terres des activités de recyclage en rouvrant le centre de tri – qui n’aurait jamais dû fermer, en serait un. Malheureusement, il n’a pas été possible de faire entendre raison à tout ce beau monde qui a préféré jouer, à quelques trop rares mais tout de même notables exceptions près, à ce qui ressemble comme deux gouttes d’eau à de l’abus de position dominante…
Dont acte.
